Quand je reçois une belle leçon de vie…

C’était un bien triste jour, malgré la magnifique lumière qui illuminait la fagne. Nous enterrions ma grande Tante, J. Je ne l’ai pas bien connue. Son décès était difficile à palper, à comprendre tant j’ai eu peu de liens avec elle. Mais elle laissait derrière elle son mari, son compagnon de toujours M. C’était un couple ordinaire, avec ses forces et ses faiblesses et un drame personnel : ils n’avaient jamais pu avoir d’enfants.
Ce couple, très discret, était marié depuis 54 ans. Et ce jour-là, j’ai reçu une belle leçon de vie de mon Oncle M. Je voulais la partager avec vous, en toute simplicité.

°°°

« 54 ans, je n’en reviens toujours pas et je n’en reviendrai jamais »…

Ces mots ont flotté dans l’air quelques instants avant d’éclater en un millier de petites gouttes tombées sur nos cœurs. Ces mots, d’une étonnante pudeur et d’une intime profondeur, illustraient toute une vie. La vie d’un couple ordinaire, avec ses joies et ses larmes. Comme une illustration que la vie passe sur nous, nous menant inexorablement vers un passage annoncé, mais que sur ce chemin, rien n’est plus précieux que de tenir la main de quelqu’un.

Sans doute est-ce là, le véritable sel de la vie : avoir quelqu’un pour qui trembler, lui tenir la main et être à la fois le guide et le guidé. Ne pas toujours savoir vers où la vie nous mène et ne pas oublier le chemin parcouru. Serrer plus fort, parfois, cette main pour lui rappeler que même dans les ténèbres, on est plus fort ensemble. Et chérir chaque chant, chaque note de musique, chaque éclat de rire et chaque moment où nos cœurs battent à l’unisson.

« 54 ans, je n’en reviens toujours pas et je n’en reviendrai jamais »… Comme un émerveillement constant de ce que l’autre a été, de ce qu’il est et de ce qu’il sera. Et si la recette du bonheur était, parfois, de pouvoir s’arrêter et de se dire, à notre tour : «1, 5, 10, 20 ou 30 ans, je n’en reviens toujours pas et je n’en reviendrai jamais ».

Merci, M., pour cette leçon de vie. Merci de nous avoir rappeler que chérir ce que l’on a est la plus belle recette pour être heureux.

Je te souhaite de tout cœur de garder une communion avec J., au-delà de la mort.

Je t’embrasse bien fort.

4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. MadameLavande dit :

    Une belle leçon de vie en effet ! Le bonheur est parfois là sans que l’on s’en rende compte, dans l’émerveillement devant les choses toutes simples mais qui n’en sont pas moins extraordinaire 🙂

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  2. mamande4fr dit :

    Finalement c’est ça le bonheur, ne pas voir le temps ensemble passer, partager les bons et les moins bons moments… Merci pour ce rappel et profitons de chaque instant !

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  3. Our Little Kosmos dit :

    Une leçon simple et douce et un très beau texte…

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  4. tres bonne leçon de vie .
    Merci pour ce rappel car profitez de chaque instant est vraiment la clé du bonheur dans nos vie.
    je t’embrasse

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