L’inquiétude

S’il y a une chose que j’avais totalement sous-estimée, dans la maternité, c’est l’inquiétude. Cette inquiétude viscérale, presqu’animale. Cette envie qu’on réponde à tes questions, tout de suite. Qu’on puisse aider ton petit, ou du moins te dire ce qu’il a (et que ce n’est pas grave).

Cette inquiétude, elle nait le premier jour. Ce jour où on sait. En tout cas, personnellement, dès le jour où j’ai su que j’attendais ma Poupette, je me suis inquiétée : j’ai repensé à la soirée trop arrosée de la semaine précédente, la petite chute dans l’escalier, …

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Mais elle ne prend vraiment toute sa mesure que le jour où l’on tient son petit dans ses bras. Ce jour-là, tout devient questionnement. Tout simplement car un bébé ne sait pas parler. On se demande si c’est normal qu’il pleure… Et si c’est normal qu’il ne pleure pas. On se demande si c’est normal qu’il soit si longtemps éveillé… Et si c’est normal qu’il ne se réveille pas. … Bref, tout et son contraire vous pousse à vous inquiéter.

Ensuite, il y a les maladies. Les fièvres, le bébé qu’on ne reconnait plus. Les moments où on attend un résultat d’examen… Et cette supplication : tout pourvu qu’il aille mieux.

Chaque Maman a ses inquiétudes. Qu’elles soient liées à son passé, ses peurs ou le vécu de l’enfant. Chez moi, c’est l’infection urinaire. Depuis l’hospitalisation de Poupette, à ses 4 mois, toute fièvre m’inquiète car j’ai peur de lui faire revivre cela. Et je ne suis plus du tout rationnelle. J’ai peur, et ça prend toute la place.

Mais l’inquiétude est toujours suivie d’un moment où tout retombe. Où les peurs apparaissent pour ce qu’elles sont vraiment. Où mon homme me prend dans les bras, me rassure et me protège. Où un médecin trouve les mots pour me réconforter.

Et on reprend son chemin… Jusqu’à la prochaine inquiétude.

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En attendant, …

Je vous embrasse.

Charlotte

Et vous? Comment vous gérez vos inquiétudes parentales? 🙂

21 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Pititefleur dit :

    Bien qu’encore dans mon ventre, je me reconnais bien dans ce que tu dis.
    Cette inquiétude qui nait le jour où tu apprends ta grossesse : est-ce que je n’aurais pas du faire si ou ça avant, est-ce que je n’ai fait prendre un risque à mon bébé en ne lisant pas suffisamment bien les documents sur la listériose …
    Et ce n’est que le début !!!

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    1. Sarah Ymum dit :

      C’est marrant ce que tu dis… Dès que j’ai été enceinte, je me suis mise à avoir peur pour mon ventre, qu’on le bouscule, de tomber…J’ai chant mes habitudes alimentaires, de soin (en virant les substances nocives et gels douches ultra chimiques). Et je me suis mise à rêver d’elle, et déjà dans mes rêves cette inquiétude pour ce bébé à venir était là… Trop étrange ! L’inquiétude ne nous lâche plus, mais elle va de pair avec tellement d’autres émotions magnifiques, qu’au final, elle enrichit encore plus nos coeurs de mamans.

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    2. Voilà ce qui arrive quand on répond trop tard aux commentaires : les bébés qui étaient dans le ventre sont nés! Félicitations encore ma belle.
      Et oui, l’inquiétude, c’est une chose dont on ne se départit jamais vraiment.
      Lors de son hospitalisation, il y a un an, je pleurais dans la salle d’attente des urgences quand une petite mamy est arrivée près de moi et m’a dit, en me tendant un mouchoir : « Vous verrez, on n’arrête jamais vraiment de s’inquiéter pour ses enfants ».
      Elle avait tellement raison.
      Je t’embrasse toi et petite Choupette! Prenez soin de vous.

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    3. Oui, l’inquiétude ne nous lâche jamais vraiment. Heureusement qu’elle est compensée par tout le reste! 🙂

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  2. madamelavande dit :

    Ton texte me parle, tu ne peux pas savoir à quel point ! La grossesse a été pour moi un stress permanent, qui a même commencé avant que la Biscotte vienne s’installer sous mon nombril. Et ça ne s’est calmé qu’à la fin du 8è mois. Après sa naissance, chez moi ce n’était pas l’infection urinaire mais une peur irrationnelle de la mort subite du nourrisson couplée avec l’angoisse d’une courbe de poids pas tout à fait dans les clous.
    Depuis quelques mois ça va mieux, je sais qu’elle est plus solide, mais la fièvre c’est toujours inquiétant. Chez nous aussi ce week end la Biscotte était fiévreuse, à priori les dents.
    Vous avez pu savoir ce qui n’allait pas pour votre Poupette ? En grandissant, je pense que les épisodes de fièvre seront moins inquiétants, nos bébés sont plus résistants, plus fort. (Mais ce seront d’autres peurs qui prendrons le relais…)
    Heureusement qu’on a autour de nous des personnes qui nous rassurent, qui nous réconfortent. Mister M. est toujours plus rationnel que moi dans ces moments là.
    Courage, et plein de bisous de rétablissement à Poupette ❤

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    1. madamelavande dit :

      Ah et j’oubliais, cette petite robe à fleur est juste à croquer 🙂 ❤

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      1. Madame Bobette dit :

        Je me suis dit la même chose en la voyant 😉

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        1. Merci!
          Elle vient de chez Sergent Major (2017) et elle existe aussi en barboteuse. :-):-)

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    2. Il faut dire que ta grossesse était particulière vu l’avant… C’est vrai que la fièvre fait souvent peur même si, comme m’a dit un jour la pédiatre : faire de la fièvre, c’est surtout le signe que le corps se défend. Et ça, c’est plutôt bien.
      Il semblerait qu’elle nous ait fait la roséole et une otite…. Mais le mystère reste un peu. (Sinon c’est pas drôle).
      Merci pour sa petite robe, elle vient de chez Sergent Major (collection 2017). 😉

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  3. Oh oui, que d’inquiétude avec l’arrivée de Tess…
    Heureusement, comme toi, le papa est là pour me rassurer et je sais aussi que j’ai une bonne pédiatre sur qui je peux compter. Mais dans tous les cas, on s’inquiète toujours… En ce moment, je m’inquiète pour la probable cicatrice qu’elle aura de sa chute sur l’arcade sourcilière… On est inquiet et qu’Est-ce qu’on peut facilement s’en vouloir avec des touts petits…

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    1. Holala, chez nous on n’a pas encore eu de grosses chutes et de gros bobos. Mais je redoute un peu ce type d’épisode. Surtout que le sang me met mal à l’aise.
      Courage! 🙂

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  4. Mam'Weena dit :

    Ton article est très juste … À partir du moment où ils arrivent dans nos vie, il y a cette angoisse irrationnelle du risque (réel lui) de les perdre … Et la moindre anicroche suffit à démultiplier cette angoisse (infection urinaire chez vous, asthme chez nous) … Le plus dure, je trouve, c’est de ne pas le réduire à « enfant fragile » quand c’est une pathologie un chronique bien que légère … (on reparle de mon angoisse l’hiver prochain … -_-‘)

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    1. Mon mari dit toujours que l’inquiétude nait dès qu’on a quelque chose à perdre. Et je pense qu’il a raison. On a tellement peur de les perdre qu’on a tendance à monter en tête d’épingle des épisodes qui ne sont pas toujours gravissime.
      Prendre soin de soi, pour relativiser.
      Courage pour l’hiver… Ici, les infections respiratoires sont très rares chez petite E; mais à voir l’expérience d’autres enfants c’est assez dur à vivre surtout quand l’asthme s’en mêle.

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  5. C’est exactement ça.. On s’inquiète pour un peu tout ce qui les touche et on ne répond plus de rien! Bel article :*

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      1. pellicule de vie dit :

        De rien Charlotte.. Gros bisous à vous 2 :*

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  6. mamansurlefil dit :

    Je ne les gère pas, je les subis !! J’ai beaucoup de mal à juguler mes angoisses notamment face aux problèmes de santé. Si bien que dans 80% des cas, c’est papa qui gère les RV médicaux ou passages aux urgences ! Ton article est très vrai et devrait parler à pas mal de monde.

    Bonne soirée

    Virginie

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  7. Voilà, tu as résumé en partie ce qu’est être une maman. L’inquiétude est devenue viscérale, presque quotidienne et irrationnelle. Et oui c’est vrai qu’elle apparaît dès ce moment, ce moment où l’on sait que nous ne sommes plus seule.

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    1. Tout à fait. L’inquiétude va heureusement de pair avec beaucoup de sentiments exaltants; mais comme pour tout quand on touche à la maternité, les sentiments sont décuplés!
      Merci pour ton commentaire.

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  8. mumtwokids dit :

    Moi c’est comme maman sur le fil, j’ai beaucoup de mal à gérer d’autant plus que je suis légèrement hypocondriaque tant pour moi que pour mes enfants, mon grand barbu m’aide à relativiser les choses mais j’avoue que face aux maladies c’est pas évident. Bien évidement je suis aussi inquiéte si je dois laisser les enfants même si je sais qu’ils vont bien…bref je pense que cette peur dont tu parles toute maman la ressent…

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    1. Pas facile d’être une maman quand même. C’est parfois comme si nos petites faiblesses devenaient de plus en plus fortes devant celles de nos enfants.
      Mais je pense qu’on en ressort toujours plus forte… Avec l’aide de nos proches.
      Merci pour ton commentaire.

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